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# Posté le dimanche 22 mars 2009 11:20

.Freedom .

 .Freedom .



Est-ce que ton c½ur bat encore comme le mien ? Est-ce que ton c½ur se bat comme le mien ?

Il est peut-être temps d'agir. Il doit être temps de tenter quelque chose. Et il y a trop de monde dans le monde. J'en ai tellement assez de la médiocrité. J'ai peur de tenter quelque chose qui ne sera qu'une autre médiocrité. On dirait qu'on ne peut pas faire autre chose maintenant.
J'étudie les tourments de tous les temps. Parfois, je ne trouve pas de sens à tout ça. Parfois les historiens passent leur précieux temps à chercher un sens là où il n'y en a pas. Absolument pas. Les artistes ont même représenté le non-sens et l'absurdité de leur temps, de la vie. Qu'on l'accepte ou non ce n'est pas la question. Leur perception des choses c'était ça. Ils ont crée l'universalité. Quelque chose d'encore valable. C'est peut-être très fort ou alors c'est l'absurdité qui l'est au fond. Les artistes nous montrent. On peut fermer les yeux, ou pas. Mais dans les deux cas ce n'est pas de nous qu'il s'agit.
Nous on reste médiocre. Il suffit de nous regarder dans chacune de ces ½uvres.
J'voudrais passer de l'autre côté. Je n'ai de cesse que de regarder tout ça avec les yeux de cette platitude, je m'ennuie, je m'emmure. J'étouffe tellement. J'ai besoin de sortir de la dimension double, irréelle à mes yeux, insensée. La vie ca ne peut pas être ça. Il est peut-être temps de tenter quelque chose parce que j'nai plus envie d'aller dehors, ni d'écouter, d'apprendre. Je préfère rester dans le beau silence qu'entourée de ces gens réunis autour de leur putain de béatitude insupportable. De leur indécision à l'égard d'une idée, d'une simple idée à la con. Et qu'est-ce qu'ils attendent? Que je rentre chez moi? Allez je rentre chez moi. En plus maintenant on a Vendredi, le petit poisson rouge. Il vous aime pas non plus.


# Posté le mardi 17 mars 2009 10:13

Modifié le dimanche 22 mars 2009 11:18

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J'ai quand même quelques souvenirs. Je me souviens de ce soir de juillet où j'ai réussi à définir vraiment la musique, c'était pas des mots, c'était le morceau final de Sigur Ros jouant devant moi sur la grand place d'Arras. Radiohead arrivait, et toi tu étais là, c'était dans l'ordre des choses. C'est surement le meilleur moment que j'ai vécu l'année dernière quand j'y repense. Le plus fort, parce que tout était là. Passé, présent, futur.

Je tiens encore compagnie à la nuit, parfois, dans cette chambre étrange. Je suis encore là. C'est un peu comme quand on rêve d'une habitude mais que quelques éléments ne collent pas et que ça rend le tout vraiment décalé, effrayant même. Je rêve de f½tus morts, souvent. Je pense qu'au fond je dois vraiment être glauque. Ses cris me collent à la peau, lorsque je pense à lundi prochain, je pense à mardi dernier, et je n'ai pas envie d'y retourner. Mon quotidien parfois me joue des tours. L'imprévisible. Je suis là et je parle de la modernité de Josef Hoffmann, de fonctionnalisme, je m'approche de la fin, je parle de Sécession, de lignes pures et d'extrême simplicité, je m'apprête à conclure, je ne pense pas parce que je ne peux pas, tout le monde me regarde, en fait c'est ce que je crois, mais quelqu'un a mal, alors je m'interromps, je là regarde, elle tombe et puis elle hurle et puis elle pleure. Je me dis qu'il faut que j'aille près d'elle, que nous allions tous près d'elle, qu'on l'aide, mais en fait personne ne bouge sauf ce garçon aux cheveux noirs et aux vêtements noirs. J'avais envie de là serrer contre moi, mais personne ne bougeait comme si je me tapais un trip toute seule en plein exposé et que tout le monde se demandait pourquoi je m'interrompais, et ce sont ses cris qui m'ont enlacé, qui m'ont glacé. Finalement c'était réel, et si étrange. Je ne sais pas pourquoi personne n'a eu l'air surpris ni choqué, ou quelque chose comme ça. Je crois que j'ai été choquée. Cette semaine était bien trop réelle. Le quotidien et tout ce qui en fait partie me touche beaucoup trop. Je crois toujours vraiment que tout ça m'emmerde, que je m'ennuie et c'est le cas, mais quand une part de mon quotidien tombe et pousse des cris glacants, alors je me rends compte combien j'y tiens. J'ai l'impression d'être une part de vous tous alors que c'est vous qui êtes une part de moi, je devrais le vivre comme tel, mais chaque chose compte dans sa globalité. Je veux que tout le monde se sente bien, je veux aider tout le monde, je veux partager un peu de moi, je ne supporte pas la tristesse des autres, je veux que vous me là donniez, je là veux, j'ai peur de manquer de tout, je ne veux pas que les autres vivent ça. Je vis de trop. J'aime vraiment la sensation du noir, j'aime vraiment être dans le noir avec la musique là plus belle au monde au casque, être seule, et réfléchir, repenser à des millions de choses en regardant le paysage défiler à l'arrière d'une bagnole en pleine nuit. J'ai envie de faire ça toute ma vie, être en route vers nulle part, seulement vers la prochaine révélation intérieure, la prochaine sensation. Je me sens bien parfois en plein désespoir. J'en ai besoin, autrement je ne suis pas moi-même. J'ai toujours la sensation que quelqu'un d'autre était là, que je vis pour deux, j'ai la sensation qu'il y avait un autre moi, comme un jumeau, et qu'il est mort, avant même d'avoir vu la lumière du jour. C'est ce que je ressens. Plus les années passent, plus cette sensation semble lointaine, éloignée, frappant d'un élan de plus en plus fort pour toucher au même endroit avec la même puissance. La mienne de lumière restera toujours obscurcie par cette force étrange dont l'origine m'est inconnue. Tout s'arrêtera toujours avant même de commencer, et je ne sais pas pourquoi. Je voudrais pouvoir encore tenir des nuits entières à regarder le plafond, ou le dehors, ou la fumée de ma cigarette, le noir profond du café. Mais je suis trop fatiguée, et je ne fume presque plus, je n'en ai plus envie, le goût est dégueulasse en plein jour, le goût ne va pas avec la vie d'aujourd'hui, le goût n'est pas le même sans la caféine, sans la tristesse du nulle part, sans les nuits interminables et le goût des larmes. Je sais toujours où je vais maintenant, et ça ne me plait pas. Tous les jours je passais par la gare à la sortie du métro pour aller travailler, et je voulais m'arrêter en chemin, monter dans n'importe quel train, je me sentais si mal de prétendre qu'ils sont tous minables et méprisables avec leur obsession de l'argent alors que je m'apprêtais à passer la journée en fermant ma gueule pour du putain de fric dont j'ai aussi besoin. Je serais montée je le jure si tu m'avais accompagnée. Mais j'étais toute seule et j'étais vraiment minable. J'essayais d'en rire mais j'étais aussi fausse qu'eux. Je suis si minable, et tout est laid, et je ne sais pas ce qu'il faut faire.

# Posté le samedi 07 mars 2009 20:52

Modifié le dimanche 08 mars 2009 09:50

.Slumdog Millionnaire .




C'était quand même bien le lycée, fait chier. Le genre de galère qu'on avait, c'était le DM pour le lendemain pas commencé, l'interro de je sais pas quoi... Vingt mots à apprendre en espagnol, le 7 en anglais qu'il faut annoncer aux parents parce que de toute façon ils le verront bien sur le bulletin et que c'est fini les conneries du genre on réceptionne le courrier avant pour changer une ou deux notes parce que quand même nous devenons des gens responsables. C'était n'importe quoi aussi de devenir responsable pour ce que ça a servi et pour ce que ça sert encore. Maintenant c'est plus drôle des fois, je me sens crevée et surtout lasse et rien d'autre, bosser à 35h pendant les vacances c'est genre tu fous ta vie sur pause pendant quinze jours tellement tu fais que ça de ta journée, c'est n'importe quoi. Je m'en foutrais si je pensais pas à plus tard, je serais pas non plus si fatiguée que ça de rester debout 7 heures par jour et de parler à des gens parfois gentils et instruits, je m'en foutrais si je me disais pas qu'un jour on sera comme des cons crevés à 19h en rentrant de je ne sais qu'elle boite à la con, crevés d'avoir soulevé quarante tonnes de livres devant un pervers qui vous mate le cul en passant sa main de pourri dans ses cheveux poisseux tout en souriant à moitié et bandant de vous mater faire ça en fermant votre gueule parce que vous avez besoin de sa thune pour diverses choses comme vous payer la moitié de sa boutique de livres ! Putain mais qu'est-ce que c'est absurde, absurde !
Et on oublie qu'il faut garder la rigueur, obéir, être poli et respectueux parfois, juste quelques fois, quand il faut, jusqu'au jour où il le faudra toujours et qu'on n'aura plus le choix, qu'on trimera tous les jours pour une fraction de notre putain de liberté !


Ca semble con mais ça me fait penser à deux choses à la fois. D'abord que si je travaille pas bien à l'école je finirai comme je suis en ce moment même, voire même en perverse qui mate le cul des autres pourquoi pas, dans le meilleur des cas. Financièrement j'entends. Non même pas en fait ah ah. Ensuite que si avoir un beau et grand diplôme me conduit à bousiller mon temps dans un job, autrement dit dans du fric, autant se tirer une balle tout de suite, ou au moins ne pas me faire chier pour un foutu certificat médical ou pour un foutu examen. Je sais ce que vous me direz, un travail apporte de la satisfaction etc etc, mais ça ce n'est pas vrai. Encore moins si vous faites histoire de l'art parce qu'il y a encore moins d'avenir je crois bien. Il serait temps certes, mais j'emmerde le temps. Il n'y a que ça à faire ? J'ai envie qu'on aille vivre à Paris moi, pas longtemps, juste pour ne pas être lassé. Il parait qu'on peut l'être. Et ensuite on s'en ira ailleurs, c'est vraiment comme ça que je veux vivre. J'ai peur, vraiment très peur de devenir non pas un numéro, parce que ces jours-ci je préférerais être un numéro dans une grande boite plutôt que Erika dans cette librairie à trois gens, mais d'être quelqu'un en fait, d'exister dans le cadre de la société, je voudrais rester rien, juste un être qui ère comme ça dans le monde entier et capable de tout et de rien à la fois, en quête d'une quelconque et précieuse liberté. Ou plutôt d'en jouir. Alors bon je ne sais pas. Je serai peut-être un rien diplômée en quête d'en apprendre encore plus ou alors rien tout court, ou alors quelqu'un dans une société mais alors qui n'se prendra pas au sérieux comme les connards du mac do par exemple. Ou l'autre pervers ancien ouvrier aujourd'hui libraire et... pervers. Si vous n'aviez pas compris.

Il y a une forme de haine en moi ce soir. Mais ce n'est même pas très important. Je finirais bien par m'y faire à tout ça, je finirais bien par cesser d'être surprise, ou dégoutée, ou en colère. Oh, non. Je ne serai jamais rien de tout cela. En fait au départ, j'étais en train de travailler sur un devoir pour la fac tout en écoutant le seul et unique CD que je puisse écouter puisqu'il est bloqué dans le lecteur depuis deux mois (si y'a des gens réparateurs instruits parmi vous...), que j'écoute quand même puisque c'est OK Computer, heureusement d'une certaine façon, et donc je souhaitais juste dire qu'au lieu d'aller voir Twilight, allez voir Slumdog Millionnaire !



Et j'ajoute la vidéo parce que quand même merci à lui, bordel. On en connait pas beaucoup qui ont des couilles n'est-ce pas.

# Posté le samedi 28 février 2009 19:26

Modifié le dimanche 01 mars 2009 14:37

.Outside .





And you bring me to my knees. Again.




Alexandre et moi on est rock. Oh ne soyez pas jaloux.
Cela fait longtemps que je ne me suis pas plain de quelque chose ici. Alors voilà, il faut que je le fasse et mon cerveau me suggère justement quelque chose de fort important : premièrement, le shampoing c'est cher, beaucoup trop cher, un peu comme les Chocapic et ça c'est franchement dur à vivre. Je vais retourner chez mes parents c'était tout gratuit. Oh non ce ne serait pas très rock, je préfère rester rock. Et avec toi, que j'aime du plus profond de mon âme -bien que tu utilises ce putain de shampoing comme gel douche. Mais mon âme est indulgente.
Je voudrais aussi me plaindre des grandes phrases. Pas les phrases trop longues dont on trouve de jolis spécimens ici même (cf. plus bas), non je veux parler des grandes phrases de gens sans c½ur qui ont brisé le mien avec de grandes phrases pleines de toujours et de jamais et auxquelles bien sur j'ai cru, moi, si pleine de naïveté ! J'y ai tellement cru que je me suis tirée, parce que faut pas rigoler, et je suis passée pour une fille froide sans c½ur et tout, qui ne croit en rien, comme si vous étiez tout ! Y'a des disparus aujourd'hui, chose remarquable. Si jamais des gens, voire un gens se sent concerné, sachez que les commentaires anonymes ça compte pas, c'est pas du tout franc, ni pour moi ni pour la nouvelle, donc soit on parle soit on ne parle pas mais on ne fait pas semblant d'avoir des couilles et une fibre romantique en pensant qu'au cas où, un jour, ça pourrait servir de dire « c'était moi » parce qu'il n'y a absolument aucune chance pour que je trouve ça je sais pas, beau ou cool bref. Moi je suis rock hun faut pas rigoler.
Bon j'arrête avec ça. Je ne me moque pas mais ça me fait encore rire trois jours après, qu'est-ce que j'y peux.
Alors donc je fais cet article tout plein de légèreté en ces jours difficiles parce qu'aussi mon blog est gore (!), et je souffre beaucoup de ce jugement depuis trois jours. Non, ce n'est pas vrai. Je suis pauvre aussi, vivement que je redevienne riche.
Je me permets de faire un article avec ce genre de futilités développées longuement parce que ma lectrice principale et préférée se trouve en Italie. Elle était ce matin même au Vatican et a pu voir de ses yeux des toiles du Caravage, et je suis absolument frustrée les amis. Il faut que j'extériorise.



Je ne sais pas comment les jours font pour se poursuivre comme ça. J'ai toujours l'impression le matin que je n'y survivrai jamais, et puis si. Et tout se succède. Les contusions se multiplient, elles attestent du passage de la continuité qui me heurte de plein fouet à chaque fois que je sors, que j'affronte dehors. Parce qu'autrement, demain sera exactement comme aujourd'hui. Et ce sera forcément pire. Le mal est lancinant. Il faut continuer, encore et encore. Sale temps. Le soleil se fait désirer. Parfois je m'allonge sur le tapis et je t'écoute jouer, mais le plafond reste froid et je me demande toujours pourquoi tu sembles triste et comment tu me touches encore autant. Pourquoi depuis tout ce temps je n'ai pas trouvé de faux semblants, de faux tout court. Je cherche une vérité et je l'ai sous les yeux quand je te regarde, et parfois je ne suis même plus capable d'en douter, je vis sans question des jours entiers. Tu es là. C'est ça ma réponse à toutes les choses qui tournoient. Et quand je sors et que je suis encore capable d'être surprise par l'hypocrisie profonde et si flagrante qu'insondable, ça me rend heureuse. Le monde te met en valeur. Je voudrais tant qu'il se taise pour toi.

C'est agréable à vivre lorsque la nuit se rapproche en silence. Les murs assourdissent tout si tu es dans la pièce et j'oublie le désastre des heures lumineuses.


# Posté le jeudi 19 février 2009 10:30

Modifié le vendredi 20 février 2009 16:45